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Jean -Pierre Chauvet

Date de l'évènement : du 11/06/2009 au 10/07/2009
Vernissage de l'exposition de Jean-Pierre Chauvet dans les locaux de SCOPE2.


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EXPOSITION
DU 11 JUIN AU 10 JUILLET 2009

VERNISSAGE JEUDI 11 JUIN
DE 18 H 30 À 21 H 30


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SCOPE 2 : Vernissage de l’exposition Jean-Pierre CHAUVET

Belle affluence au vernissage de l’exposition de Jean-Pierre Chauvet le 11 juin dernier. Jean-Pierre, très disponible nous a parlé de son œuvre, de ses heures passées dans la nature et en atelier, pour tous ce fut un moment chaleureux où un peintre nous faisait part de ses influences, de ses angoisses et de ses bonheurs ! Incontestablement il a le talent nécessaire pour, par le verbe, nous permettre de jeter un regard différent sur les œuvres exposées. De nombreux collectionneurs étaient présents, ils ont participé aux nombreuses discussions avec le jeune public qui découvrait CHAUVET !

L’exposition est ouverte tous les jours de la semaine et les Samedi et Dimanche après-midi à partir de 15 H.


Un très beau texte sur l’œuvre de Jean-Pierre Chauvet :

LE CHEMIN DÉPLACÉ DE L’INDIGÈNE AU BLEU TOUAREG

La peinture de Jean-Pierre Chauvet est une nature. Un organisme que ne régissent ni des principes d’esthétique jardinière ou de décoration d’intérieur, ni des questions académiques passées ou modernes. Le peintre n’épouse plus les grands drames, il dit ne peindre même « le paysage, mais la tentation d’entrer dans le paysage, l’instant de fuite, l’avant, près de la grotte, premier atelier de tous les temps ».
Peinture, concrétion colorée des différentes préhensions sensorielles du site mouvementé ; le regard et la pensée se font, se posent en tant d’endroits et de moments réunis en un seul. L’arbre se révèle simultanément tronc, écharde, branche et feuillage, la rivière, cours, goutte, flaque et cascade, la terre, roc, escarbille, mur et montagne. Long passage, éphémère, éternité cahotante où le geste ne s’érige pas en technique d’évidence ou d’escale, mais accompagne le tremblement de l’air, de la lumière et de l’eau d’un tortillage de sarment.
Il faut voir ce que la main droite donne d’autre que la main gauche, ce que le pinceau tient du morceau de bois, l’huile et la gouache du brou de noix, les côtés du centre, et poreux, laisser l’interstice, la brèche dans l’entrelacs des branches ne pas devenir chemin foulé.
Souvent le peintre comme le lichen, le lierre, la mousse et la liane recouvre et reverdit le jaune tableau d’apprêt, maroufle les papiers sur la toile qui s’engloutit tout naturellement. L’image d’admirable et sage devient humus de paysage.
Mythe apprécié du peintre, celui de la palissade de Robinson, la vaine palissade artificielle de l’homme envahie par la végétation.
Ainsi l’œuvre, se forme et se déforme sans schéma savant, sans illusion, d’optique ou de rêve, dès l’instant où les figures perdent leurs limites et où l’espace entre elles porte le front du sujet, là et en cela que la peinture croît et s’abandonne.

Christian LASSALLE

 

Historien d’Art